À travers mon quotidien que vous suivez sur instagram, vous avez surement l’impression que rien ne m’ébranle, que rien ne me peut m’atteindre, qu’avec toutes les choses que j’ai pu vivre et surmontées maintenant je ne craque plus. Je reçois énormément de commentaire me disant que je suis très courageuse, que je suis une femme forte que je peux limite voler jusqu’en haut de l’Everest tellement je suis capable d’accomplir des choses.

Eh bien non, détrompez-vous, je suis une personne tout à fait normale, je suis comme vous, je suis comme tout le monde. J’ai mes moments de faiblesse, mes moments où j’ai mal, où j’aimerais partir et tout laisser en plan. En ce moment notamment.

J’ai envie de prendre le large, j’ai envie de tout abandonner. J’ai peur de toutes les choses autour de moi, j’ai peur de ce que devient ma vie. Bien sûr que j’aime certaines choses, pour rien au monde je souhaite revenir un an en arrière. Mais j’ai peur, parce que je n’ai toujours pas trouvé ma voie. J’ai peur parce que je suis perdue, perdue partout. J’ai mes nuits agitées, j’ai mes journées stressante et oui, même si je ne travaille pas ! J’aimerais pour une fois tous lâcher, un flot de larme, de cris, pour vider tout ce que j’ai en moi. Mais non je ne peux pas. Non je n’ai pas le droit de faire cela, je dois être une femme forte ? Merde, parce que certaines personnes attendent que je sois forte, que je combatte. Étant donner que certaines personnes ne comprennent pas qu’on puisse avoir envie ne serais-ce qu’une minute de lâcher prise, de s’effondrer en larmes. Alors je me cache, je me renferme, mais sa suffit stop.

Je suis humaine, je suis sensible, je suis une petite femme, je ne peux pas toujours être forte, je ne peux pas toujours assurer, je ne peux pas toujours donner le meilleur de moi-même. Pourtant j’essaie, mais parfois même cela j’ai l’impression que ça ne suffit pas à certaines personnes.

Je veux qu’on me fiche la paix avec les idées négatives, les reproches. Je veux qu’on me réconforte, qu’on essaie de me comprendre ne serais-ce que cinq petites minutes, j’aimerais qu’on me prenne dans ses bras pour me dire que cela va passer même si ce n’est pas une solution au problème. J’ai besoin de tendresse, d’affection, j’ai besoin de pouvoir me reposer un peu sur une épaule bienveillante. Je ne veux plus avoir peur de craquer, je ne veux plus avoir peur de me livrer sous peine de me prendre des reproches, me faire secouer pour que je me réveille. J’ai bien les pieds sur terre, j’ai seulement besoin de vider toutes ses choses en moi, mais je peux pas, tu m’en empêches, ils m’en empêchent.

Alors quand je suis seule, j’explose, je déverse des larmes, je déverse ma colère. Avec un peu de musique dramatique, déprimante, dans les oreilles comme nous savons si bien faire les filles. Je me laisse couler un petit moment parce que cela fait du bien, cela fait du bien de se sentir vider, inerte, limite dans un monde parallèle.

Pardon, mais je suis humaine. Pardon, mais j’ai le droit de vouloir relâcher les choses à ma façon. Pardon, mais j’ai le droit de pleurer. Pardon, mais j’ai le droit de seulement avoir besoin d’être rassurée. Pardon, mais j’ai le droit à du réconfort. Pardon, mais je ne changerais pas. Pardon, mais je ne ferais plus semblant.

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